Fin septembre 2011, le DPMC a réalisé une campagne de tests sur les nœuds et les amarrages utilisés dans les travaux sur cordes. L’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme (ENSA) à Chamonix a mis à disposition son laboratoire d’essais pendant 5 jours pour recueillir des données sur la fiabilité des techniques et des pratiques employées par les cordistes dans des configurations proches de la réalité. Sur l’un des tests qui devait mesurer, lors de la rupture d’un ancrage, la force de choc encaissée par une personne longée dans une seule des 2 ganses d’un nœud de chaise double, le nœud s’est défait sous le poids de la charge de 100 kg.
La ganse du nœud s’est dénouée pendant la mise en tension de la longe de la gueuse avant même la simulation de la rupture du point d’ancrage (donc avec moins de 100 kg). Bien que le phénomène « d’auto-équilibrage » des deux ganses de ce nœud soit bien connu, le glissement complet d’un des brins n’avait jamais été identifié, même en 2006 lors d’une précédente campagne de tests sur les nœuds de chaise réalisée par le Groupe d’Etude Technique. Le nœud de chaise double étant très utilisé par les spéléologues, le DPMC a alerté les organismes représentatifs de la spéléologie en France qui se sont immédiatement mobilisés pour refaire des tests afin d’établir les circonstances et l’occurrence de cet incident.
À l’approche d’une année électorale forte en France, le dossier principal du numéro d’automne de la revue L’Alpe qui vient de paraître est consacré aux résistances dans les montagnes au fil de l’histoire.
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